Par hasard, dans les allées du
Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, devant la table de dédicace de Yak Rivais, Zozio et Perlipopette papotaient avec l'auteur en attendant leur heure ; tandis qu'Henri Gruvman, homme de théâtre, lui tendait deux livres.
Gruvman : Tiens, j'ai été les chercher en bas.
Rivais : Ah,
Le métro mé pas tro, oui...
Popette (à Zozio)
: Oh, c'est bien ça !
Rivais : Je peux, ça ne vous dérange pas ? Je fais encore ceux-là et on est parti pour votre vidéo.
Nous n'aurions raté ça pour rien au monde, même pas LA vidéo pour notre petite rubrique
Mot d'Auteur que nous souhaitons grande ! Dessinez, écrivez, passez les écrits... tranquillement... prenez, volez tout le temps qu'il faut... à tout... à tous !
D'ailleurs, si nous ne lui avions pas laissé le temps de cette dernière dédicace, nous n'aurions pas eu à vivre l'incroyable journée d'aujourd'hui... un pur fruit d'un pur hasard...
Popette : Excusez-moi, je vous dévisage, mais... je vous connais...
Gruvman : Ah oui ?
Popette : Oui, seulement... je ne sais pas trop d'où...
Ils se regardèrent dans les yeux, droit dedans, un certain temps et, avant même que la conscience de Perlipopette ne l'identifie, ses mots ont jailli !
Popette : Je sais ! Vous êtes prof ! A la fac de Saint-Denis ! J'ai suivi l'un de vos cours !
Gruvman : Ah bon ?
Popette : Oh c'était y'a bien dix ans de ça, et c'était mon premier cours de théâtre, je n'ai pas du beaucoup me montrer. Mais je m'en souviens bien, vous m'aviez donné 18, et j'avais découvert là un talent tout neuf qui jamais n'avait servi.
Gruvman : Ah bon ! Ca alors c'est incroyable... Et alors qu'est-ce que tu deviens ?
Monsieur Gruvman, ça, Perlipopette l'avait oublié, aime poser beaucoup de questions, sur un rythme effréné. Ainsi, de questions en réponses et des réponses en questions nouvelles, il y eut un déjeuner, quelques mails, quelques coups de fils, et il y eut ce jour...
Muze nous a trouvé le Théâtre de la Jonquière, où nous avons pris un abonnement à l'année afin de bénéficier d'une salle de répétition durant 40h. Bien plus qu'il nous en fallait, et assez pour éveiller notre inspiration... Perlipopette nous a embauché son prof pour l'occasion, afin qu'il nous aide à créer une unité et libérer la parole dans le groupe d'élèves du monde avec lesquels nous réalisons dès janvier, une écriture scénarisique à partir de "L'Oeil du loup" de Daniel Pennac.
Autrement dit, ce mardi 23 décembre de 10h à 16h, les Artistes Passeurs se sont offert un avant-fêtes propice à les plonger dans l'ambiance chaleureuse de Noël. Au travail, comme en famille. Oui. Nous nous sommes fait ce cadeau, dont nous avons à la fois ressenti le plaisir de donner et de recevoir. Pas d'emballage, pas de sapin, pas d'uniforme des fêtes, rien que nous, ensemble et contents de l'être, autour d'un prof qui en sait plus long que nous tous à propos d'un sujet qui nous intéresse : libérer la parole.
Nous nous sommes offerts, comme nous souhaitons le faire à chaque intervention auprès des élèves, une journée de pur plaisir à jouer et s'amuser ensemble autour d'un apprentissage directement utile à une création.
Les fruits du hasard sont si juteux... Sans même que nous ayons à sortir de quoi noter, sans même qu'une théorie soit énoncée, nous avons appris.
Et à présent, allons consigner ses savoirs nouveaux, afin de les retrouver, lorsque nous en aurons encore besoin, et que nous l'aurons, nécessairement, oublié.
Il s'avère, petit à petit, que là, se cache le secret de la polyvalence. Une utilisation utilitaire du savoir, sans perdre le temps de s'en tirer ses glorioles.